Mot clé : Gastronomie

De l’honneur, des abricots, et de la crème Chantilly…

Aux grandes heures de la cuisine française, Les cuisiniers ont souvent fait à leurs maîtres tous les honneurs qu’ils pouvaient mériter, perpétuant leur souvenir en nommant de leur nom des mets de premier choix. Le faste de la table des Condé était tel qu’il inspira nombre de recettes comme le filet de boeuf à la Condé, le potage à la Condé, le gâteau à la Condé et les abricots à la Condé

De l’acclimatation de l’abricot en France…

Louise Moillon, panier d'abricots 1634, Musée du Louvre, en dépôt au Musée des Augustins, Toulouse.

L’abricot occupe une place modeste dans les manuels anciens de pomologie. On peut expliquer cette situation par l’époque somme toute récente où l’abricotier fut introduit en Europe. La brève durée de cueillette et une fertilité très capricieuse n’encouragèrent pas non plus naturalistes et agronomes à gloser sur le sujet.
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Un laboratoire…

L’Hermitage est flanquée de deux immenses ailes de dépendances et chais et c’est dans l’une d’elles que le projet que nous mûrissons depuis l’été prend forme. Bibliophiles à nos heures, Carole et moi avons toujours chiné dans les librairies spécialisées et sur les marchés aux puces pour trouver de vieux livres, entre autres sur la cuisine et sur le vin. Beaucoup de recettes anciennes, de la cuisine au vin, de la cuisine bourgeoise, de celle qui se servait dans les châteaux encore jusqu’à la seconde guerre mondiale, y figurent. D’autres livres, plus récents, ont aussi beaucoup influencé notre projet. Celui de conversations entre Jean- Marie Amat et Jean-Didier Vincent, « Pour une nouvelle physiologie du goût » par exemple. Ce que nous pensions depuis des années était partagé par d’autres et non des moindres. L’industrie agro-alimentaire standardise, produit en masse, mais les cuisines qui ont une Histoire ont plus à faire avec la culture qu’avec la stricte alimentation. (Lire la suite…)

Le temps des migrations…

L’automne est la plus belle des saisons en Gironde. Les bois se parent d’or, les brumes matinales envahissent la rivière, l’air se remplit d’odeurs d’herbe mouillée, de feux de feuilles mortes et d’humus. La nature semble reprendre vie après la torpeur de l’été. Au loin, le bourdonnement des tracteurs enjambeurs nous parvient assourdi, les vendangeurs s’activent. (Lire la suite…)